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Blog - GLADYS INTERVIEW
Gladys Freyssac survivante du cancer du sein témoignage

Nous nous sommes entretenues avec Gladys Freyssac, survivante du cancer du sein.  Diagnostiquer a 27 ans Gladys va raconter pour Doona   son expérience et donnez des conseils sur la meilleure façon de soutenir un être cher qui traverse un cancer du sein. 

Pouvez-vous vous présenter, ce que vous faites, d’où venez-vous?

Je m’appelle Gladys, j'ai 32 ans, je vis à Issoire dans le Puy-de-Dôme. Actuellement en congés maternité, jeune maman d’une petite Alizée née le 26 août 2022, professionnellement je travaille en tant que conseillère commerciale en banque et assurances dans un grand groupe bancaire.

Pouvez-vous nous parler un peu de votre diagnostic de cancer du sein?

J’ai 27 ans et je suis suivie annuellement pour des fibroadénomes dans les seins. Ce sont des petits kystes bénins sans gravité mais à surveiller. Un jour en prenant ma douche je sens une petite bille dans mon sein gauche proche de mon aisselle. Je ne m’affole pas, je pense de suite à un fibroadénome de plus et j’ai justement un rendez-vous de contrôle 15 jours plus tard. Le jour du contrôle, je retrouve mon médecin à qui j’explique avoir découvert un kyste supplémentaires. Elle m’ausculte, passe à l’échographie, elle tourne l’écran vers moi pour me montrer que ça ne ressemble pas à un fibroadénome. Pour savoir ce que c’est, elle me fait alors une biopsie dont j’aurai le résultat 7 jours plus tard. À ce moment-là je n’imagine pas toujours pas ce que l’on va m’annoncer. Pourtant le jour des résultats mon médecin m’explique que les résultats ne sont pas bons et que les cellules sont cancéreuses.

Je ne comprends pas de suite ce qu’elle me dit, je suis en plein projet bébé, je viens d’avoir une promotion à mon travail, la construction de ma maison vient de débuter,… il va me falloir dû temps et plusieurs rendez-vous médicaux pour que je comprenne réellement que je suis atteinte d’un cancer du sein et que ma vie va devoir prendre un autre tournant pour les prochains mois.

Quel a été l’impact de la chimiothérapie sur vous?

La chimiothérapie, c’est LE traitement qui m’angoissait le plus. J’appréhendais les effets secondaires, les nausées, les douleurs, la fatigue… mais surtout la chute des cheveux ! Tout le monde allait voir que j’étais malade, que j’avais un cancer mais surtout j’allais perdre ma féminité. Moi toujours coquette, apprêtée pour la moindre occasion, j’allais devenir chauve ! J’en ai fait des cauchemars pendant des semaines. J’ai donc pris les devants, j’ai d’abord coupé mes cheveux courts, puis rasés avant qu’ils ne tombent. J’avais déjà commandé quelques turbans que j’ai adoptés de suite. Et finalement, j’ai découvert que je pouvais tout à fait être féminine sans cheveux. Mes turbans sont devenus des accessoires de mode à part entière, je n’ai jamais perdu ma féminité, je me suis juste adaptée. La féminité n’est pas une question de cheveux ;)

Quelle a été votre plus grande auto-découverte ou révélation après le diagnostic ?

Je me suis trouvée bien plus forte que je n’aurais pu l’imaginer face à la maladie, j’ai géré les effets secondaires des traitements au jour le jour en me disant que demain serait une meilleure journée et ça a fonctionné. On n'a certes pas le choix que d’avancer, mais jamais je n’aurais pensé pouvoir surmonter tout cela.

Avez-vous des conseils à donner aux personnes qui subissent une chimiothérapie, une radiothérapie ou une mastectomie?

C’est très difficile conseiller une personne qui doit subir des traitements contre le cancer, parce que nous ne réagissons pas tous pareils et nous ne sommes pas tous angoissés par les mêmes choses. Toutefois, je conseillerais de bien se préparer à la chute des cheveux, d’anticiper l’achat de turbans, perruques…de prévoir de l’huile pour masser son crâne car la chute peut être douloureuse et commencer à couper ses cheveux pour éviter de les voir tomber en énorme quantité. S’entourer des bonnes personnes et se créer une bulle est primordial, on fuit les personnes toxiques et pense à soi. On n'hésite pas à s’organiser un petit séjour avant de démarrer les traitements pour être bien détendus et on en programme un à la fin pour fêter ça bien sûr !

Comment le cancer a-t-il influé sur votre expérience de fonder une famille?

Quand on m’a diagnostiqué mon cancer du sein j’étais en projet bébé, c’était pour moi la double peine. Pendant toute la durée des traitements j’étais focalisée sur l’idée de pouvoir donner vie un jour. Mon analyse génétique a révélé que je n’avais pas de prédisposition génétique au cancer, par conséquent pas de risque de le transmettre à mes enfants, ce qui m’a beaucoup rassurée. Un psy présent dans mon centre de traitement m’a aussi aidé à accepter la situation. J’ai pris conscience que je devais impérativement me soigner et prendre le temps de me remettre pour envisager sereinement et d’avoir un enfant dans le futur. Prendre soin de moi avant de vouloir prendre soin d’un enfant.Quatre ans se sont écoulés, j’ai divorcé, j’ai déménagé, j’ai trouvé l’amour et je suis aujourd’hui une femme comblée, une belle-maman de deux chouettes garçons et tout récemment la plus heureuse des mamans.

Le cancer m’a fait comprendre qu’il n’y avait pas de chemins sans embûches, pas de route toute tracée, mais des épreuves qui nous font grandir et avancer. Je n’ai pas la famille que j’avais imaginé fonder à mes 27 ans mais j’ai celle dont je rêve. Ma vie d’aujourd’hui me ressemble bien plus que celle que je menais à 27 ans. J’ai osé prendre des décisions et choisir la vie que je voulais mener.

Quels conseils donneriez-vous sur la meilleure façon de soutenir un être cher qui traverse un cancer du sein? 

Les personnes qui m’ont soutenue au mieux pendant la maladie, sont celles qui n’ont pas changé. Restez vous-mêmes, conservez la même relation tout en vous adaptant aux contraintes des traitements. Acceptez que la personne sous traitement annule un rendez-vous à la dernière minute parce qu’elle est finalement trop fatiguée, acceptez qu’un SMS ou un appel resté sans réponse parce que c’est un jour sans. Personnellement ça me faisait plaisir d’entendre que j’avais un joli turban, j’aimais que l’on me propose de m’accompagner en chimio, d’aller au restaurant, de passer prendre un café. Ma cousine qui habite loin de chez moi m’envoyer un courrier ou un colis avant chaque chimio, pour me montrer qu’elle pensait à moi et pour me soutenir même de loin. J’appréciais que l’on s’intéresse à ma maladie et aux traitements sans que pour autant tout tourne autour de ça, je n’étais pas qu’une personne malade mais une personne à part entière. Mais encore une fois nous sommes tous différents, il ne faut pas hésiter à parler à coeur ouvert à la personne concernée et lui demander ce qui lui ferait plaisir et comment l‘accompagner au mieux dans cette épreuve.

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